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🗣️5 PHRASES À BANNIR SI VOUS VOULEZ VRAIMENT AIDER UNE PERSONNE EN SOUFFRANCE

Dernière mise à jour : 16 août 2025


« Il n’y a pas de phrases magiques. Il y a des présences qui réparent. »

Découvrez 5 phrases à bannir pour mieux aider une personne qui souffre. Conseils bienveillants pour soutenir sans blesser, avec empathie et respect.

Introduction : Voulez-vous vraiment aider sans blesser ?


Quand une personne que vous aimez souffre, votre premier réflexe est d’intervenir. De dire quelque chose. De trouver les mots pour aider. Mais sans le savoir, vous pouvez dire des phrases qui blessent, minimisent ou invalident l’émotion de l’autre.


Cet article vous aide à identifier 5 phrases à bannir absolument si vous voulez aider un proche en souffrance émotionnelle. Et surtout : vous y découvrirez quoi dire à la place, pour devenir une présence réellement aidante.

1. « Ça va aller » : une promesse creuse face à la douleur


❌ Pourquoi il faut bannir cette phrase :

  • Elle minimise la souffrance ressentie.

  • Elle évite le présent douloureux pour projeter un avenir incertain.

  • Elle ferme la discussion plutôt que de l’ouvrir.

👉 Cette phrase peut créer un sentiment de solitude chez la personne en détresse, qui se sent incomprise.


✅ À dire à la place :

  • « Je suis là, même si je ne peux pas tout régler. »

  • « Tu as le droit de ne pas aller bien maintenant. »

  • « Tu veux en parler, ou juste que je reste près de toi ? »


2. « Il y a pire que toi » : la compétition inutile des souffrances


❌ Pourquoi c’est toxique :

  • Cette phrase compare des douleurs incomparables.

  • Elle culpabilise la personne d’avoir mal.

  • Elle banalise la détresse vécue dans l’instant.

👉 Elle envoie le message que sa douleur n’est pas légitime.


✅ À dire à la place :

  • « Ta douleur est réelle, et elle mérite d’être entendue. »

  • « Tu vis quelque chose de difficile, et je le respecte. »

  • « Chacun traverse des tempêtes à sa façon. »


3. « Tu devrais… » : le piège du conseil automatique


❌ Pourquoi éviter cette formule :

  • Elle place l’autre en position d’élève.

  • Elle impose une solution au lieu de soutenir une réflexion.

  • Elle augmente la pression chez quelqu’un déjà fragile.

👉 Cette phrase suppose que vous savez mieux que la personne ce qui est bon pour elle, ce qui peut créer un sentiment d’incompétence ou d’irritation.


✅ À dire à la place :

  • « Tu veux explorer des idées ensemble ? »

  • « Qu’est-ce qui t’a déjà aidé dans des moments similaires ? »

  • « Tu veux juste être écouté(e), ou tu préfères qu’on cherche des pistes ? »


4. « Sois fort(e) » : l’injonction qui enferme


❌ En quoi cette phrase est problématique :

  • Elle rejette la vulnérabilité.

  • Elle renforce l’idée que pleurer ou douter est une faiblesse.

  • Elle empêche l’expression des émotions, pourtant essentielle au processus de guérison.

👉 Elle dit en filigrane : « Ta douleur me dérange, cache-la. »


✅ À dire à la place :

  • « Tu peux craquer, tu as le droit. »

  • « La force, c’est aussi d’accepter de flancher parfois. »

  • « Je ne te demande pas d’être fort(e), je suis juste là avec toi. »


5. « Je comprends ce que tu ressens » : une fausse empathie


❌ Pourquoi elle peut blesser :

  • Elle prétend une identification souvent impossible.

  • Elle décentre la personne vers une expérience qui n’est pas la sienne.

  • Elle gomme l’unicité de son vécu.

👉 Dire « je comprends » sans l’avoir vraiment vécu peut être perçu comme une minimisation ou un raccourci émotionnel.


✅ À dire à la place :

  • « Je ne peux pas ressentir exactement ce que tu ressens, mais je suis là. »

  • « Tu veux me dire ce que ça te fait ? Je t’écoute sans jugement. »

  • « Ce que tu vis est unique, je suis prêt à le découvrir avec toi. »

🎧 Et si on ne disait rien ?


Parfois, la vraie présence ne passe pas par les mots :

  • S’asseoir en silence à côté.

  • Apporter une tisane.

  • Prendre la main sans rien dire.

  • Envoyer un message court : “Je pense à toi. Je suis là si tu veux.”


Dans certains cas, être là vaut plus que parler bien.


🎯 Pourquoi on dit ces phrases… et comment faire autrement ?


Ces phrases toutes faites viennent souvent de notre malaise face à la douleur de l’autre :

  • On veut qu’il aille mieux.

  • On veut faire quelque chose.

  • On veut éviter notre propre inconfort.


Mais la vraie aide commence quand on cesse de vouloir sauver, et qu’on choisit simplement d’être là. Sans condition. Sans jugement. Sans formule magique.

🧭 Ce qu’il faut retenir

Phrase à bannir

Pourquoi ?

À dire à la place

« Ça va aller »

Évite le présent

« Je suis là, même si c’est difficile »

« Il y a pire »

Invalide la souffrance

« Ce que tu vis est important »

« Tu devrais… »

Infantilise

« Tu veux qu’on cherche ensemble ? »

« Sois fort(e) »

Nie la vulnérabilité

« Tu as le droit de craquer »

« Je comprends »

Généralise

« Je veux t’écouter, sans supposer »


💬 En conclusion : mieux aider, c’est mieux écouter


Pour vraiment aider une personne qui souffre, il ne s’agit pas d’avoir les bons mots, mais d’oser la présence vraie. Oubliez les recettes, les injonctions, les comparaisons. Offrez votre cœur, votre écoute, votre silence...


« Il n’y a pas de phrases magiques. Il y a des présences qui réparent. »



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