Bonnes résolutions de l'An neuf
- Jean-Didier Rosi
- il y a 6 jours
- 4 min de lecture

Un rituel universel… et frustrant
Chaque début d’année, le même scénario se répète :
🚭 Arrêter de fumer
🥗 Mieux manger
📲 Cesser de scroller sur les réseaux sociaux
🏃➡️ Faire du sport
🧘 Réduire le stress
🛌 Prendre du temps pour soi.
Et pourtant, fin janvier, une grande majorité de ces bonnes résolutions sont déjà renvoyées à la To Do list de l'année suivante. Pas uniquement par manque de temps ou de volonté mais parce que le cerveau humain n’est pas programmé pour le changement brutal.
Comprendre pourquoi les bonnes résolutions échouent permet d’arrêter de culpabiliser inutilement… et surtout de changer de stratégie.
1. Le mythe de la motivation du 1er janvier
Le 1er janvier crée une illusion puissante :
« Cette année, tout sera différent. »
Or, la motivation liée à une date symbolique est émotionnelle, temporaire et dépendante de l’enthousiasme initial.
👉 La motivation seule ne suffit jamais à maintenir un changement dans le temps. Elle fluctue, elle s’épuise et finalement elle cède face à la fatigue, au stress ou aux habitudes installées.
2. Le cerveau préfère la sécurité à l’amélioration
D’un point de vue neuropsychologique, le cerveau a une priorité absolue : la survie. Et pour lui, ce qui est connu — même inconfortable — est souvent perçu comme plus sûr que l’inconnu.
Changer une habitude, c’est :
sortir d’un schéma familier (zone de confort),
prendre des risques
consommer plus d’énergie mentale,
accepter une phase d’inconfort.
👉Tout cela peut durer plusieurs mois... sans aucune certitude que le changement sera permanent ! Résultat : le cerveau freine, sabote, procrastine… sans même que vous en soyez conscient. Ce n’est pas de la paresse. C’est un mécanisme de protection.
3. Des objectifs trop vagues ou irréalistes
« Faire plus de sport »,« Mieux gérer mon stress »,« Changer de vie »... Ces résolutions sont floues, non mesurables, émotionnellement lourdes et notre cerveau ne sait pas quoi en faire.
👉 Plus un objectif est vague, plus il est facile à abandonner. S'il est trop ambitieux, il déclenche une résistance intérieure. Et de plus, les contraintes que nous nous imposons à nous-même sont toujours celles que nous oublierons le plus vite !
4. Volonté contre habitude : combat perdu d’avance
Une mauvaise nouvelle : la volonté est un "muscle" très limité. Les habitudes, elles, sont automatisées, inconscientes et économes en énergie. C’est pourquoi on « craque » le soir, on remet au lendemain, on revient à nos anciens réflexes.
👉 Tenter de changer uniquement par la volonté, c’est lutter contre son propre fonctionnement interne. Voyez cela comme si il y avait deux parties en vous (un 👼 et un 👿). La première voudrait que vous arriviez à atteindre votre objectif mais la seconde vous rappelle sans cesse les dangers du changement et l'intérêt du statu quo. Dans tous les cas, une des deux parties finira par gagner et l'autre par perdre. Autrement dit, quelle que soit l'issue du combat, vous serez forcément perdant(e).
5. Le facteur souvent oublié : l’émotionnel
Beaucoup de bonnes résolutions visent à corriger un comportement… sans jamais s’intéresser à ce qui le déclenche au plan émotionnel.
Exemples :
manger pour calmer le stress,
fumer pour se rassurer,
procrastiner pour éviter l’échec,
rester dans l’inconfort par peur du changement.
Cette situation, je la rencontre très régulièrement lors de mes consultations. Lors de notre première entrevue, la personne m'explique ce qu'elle veut comme résultat (c'est à dire éliminer les effets) mais elle ne mentionne pratiquement jamais ce qui se cache derrière le comportement qu'elle souhaite changer. Il me revient alors, par un questionnement de plus en plus précis, de comprendre les causes "racines" de ses comportements afin de pouvoir travailler sur les causes autant que sur les effets.
👉 Tant que l’émotion sous-jacente n’est pas prise en compte, le comportement revient car cela revient à poser un pansement sur une plaie infectée sans d'abord la nettoyer.
Pourquoi certaines personnes réussissent quand même à changer ?
Les changements durables reposent rarement sur :
un coup de motivation,
une promesse solennelle,
un « cette fois c’est la bonne ».
Ils reposent sur :
des micro-changements progressifs,
une meilleure compréhension de soi,
un travail sur les mécanismes inconscients,
un accompagnement adapté quand c’est nécessaire.
Et si le problème n’était pas vos bonnes résolutions… mais la méthode ?
Changer durablement ne consiste pas à se forcer, à se juger ou pire encore, à se comparer aux autres mais à respecter son rythme, à contourner les résistances naturelles et à travailler avec son cerveau plutôt que contre lui. C’est précisément là que les approches comme l’hypnose thérapeutique, l’accompagnement émotionnel ou les outils de régulation du stress prennent tout leur sens.
En conclusion
Si vos bonnes résolutions du Nouvel An ne tiennent pas, ce n’est ni un manque de volonté, ni un défaut personnel. C’est simplement que le changement durable ne fonctionne pas sur le mode de la contrainte.
La bonne question n’est donc pas :
« Pourquoi je n’y arrive pas ? »
Mais plutôt :
« De quoi ai-je réellement besoin pour changer sans me battre contre moi-même ? »
Vous souhaitez amorcer un changement durable, sans pression ni culpabilité ?
Un accompagnement personnalisé peut vous aider à comprendre vos blocages, à mobiliser vos ressources internes et à installer des changements réalistes et profonds.
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Jean-Didier Rosi
Coach et hypnothérapeute



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