top of page

Les grandes peurs ancestrales qui nous gouvernent encore aujourd’hui

La peur de l'enfer et de la damnation éternelle est une des grandes peurs créées par l'homme.
"Toi qui entres ici, abandonne toute espérance" (L'Enfer de Dante)

Introduction

Et si nos comportements les plus modernes — consommer, accumuler, chercher sans cesse la reconnaissance — n’étaient finalement que l’écho de peurs ancestrales inscrites en nous depuis la nuit des temps ?


La psychologie contemporaine et les neurosciences confirment ce que nos ancêtres savaient intuitivement : l’être humain est traversé par des peurs primales, héritées de l’évolution et qui avaient pour fonction de nous maintenir en vie. Mais dans notre monde moderne, ces peurs protectrices se transforment parfois en véritables prisons invisibles. Parmi elles, la peur du manque occupe une place centrale. Elle explique bien des angoisses liées à l’argent, à la nourriture, à l’amour ou encore à la reconnaissance.


Avant d’y plonger en profondeur, faisons un tour d’horizon des grandes peurs ancestrales qui continuent de nous gouverner.


Les grandes peurs ancestrales : un héritage universel

Depuis les premiers hommes, nos instincts de survie ont façonné nos émotions. Les peurs ancestrales sont universelles : elles se retrouvent dans toutes les cultures et à toutes les époques.


  • La peur de la mort : inévitable, elle est la mère de toutes les peurs. Elle nous pousse à éviter le danger, mais elle peut aussi engendrer une angoisse existentielle.

  • La peur de l’inconnu : hier, l’obscurité cachait des prédateurs ; aujourd’hui, elle nourrit nos inquiétudes face à l’avenir.

  • La peur du rejet et de l’abandon : à l’époque, être exclu du clan signifiait la mort. Aujourd’hui encore, le besoin d’appartenance nous rend vulnérables au regard des autres.

  • La peur de la douleur et de la souffrance : utile pour protéger le corps, mais source d’évitements excessifs.

  • La peur de perdre le contrôle : autrefois, perdre ses repères pouvait coûter la vie. Aujourd’hui, elle se traduit par une angoisse de l’imprévisible.

  • La peur du manque : vitale à l’époque des famines, elle continue de façonner nos comportements modernes.


Ces peurs primales étaient adaptatives. Sans elles, l’espèce humaine n’aurait pas survécu. Mais dans nos sociétés d’abondance relative, elles deviennent parfois disproportionnées et génèrent stress, anxiété, blocages ou comportements compulsifs.


Focus : la peur du manque


Origines évolutives

La peur du manque est probablement l’une des plus anciennes. Pendant des millénaires, la survie dépendait de la capacité à anticiper les périodes de famine, de sécheresse ou de rareté. Celui qui stockait un peu plus que les autres augmentait ses chances de survie.

Cette mémoire de la rareté est toujours en nous. Elle est inscrite dans nos gènes et dans notre inconscient collectif. Nos ancêtres récents, marqués par les guerres, les crises économiques ou la pauvreté, nous ont transmis une vigilance extrême vis-à-vis du manque.


Les formes modernes du manque

Aujourd’hui, la peur du manque s’exprime dans de nombreux domaines :


  • Manque matériel : peur de manquer d’argent, de perdre son emploi, de ne pas avoir “assez” pour vivre confortablement. Cela conduit parfois à l’accumulation ou à une anxiété financière permanente.

  • Manque affectif : besoin excessif d’amour, de reconnaissance ou de validation. Ici, le manque devient le moteur de la dépendance affective et des relations déséquilibrées.

  • Manque existentiel : peur de passer à côté de sa vie, de manquer de sens, de ne jamais être “assez bien”. C’est la peur qui nourrit l’insatisfaction chronique.


Ces formes modernes ne mettent plus notre vie en danger mais elles génèrent une tension psychique constante.


Conséquences psychologiques de la peur du manque

Lorsqu’elle est excessive, la peur du manque agit comme un poison silencieux :


  • Stress chronique et anxiété : l’impression que “ce n’est jamais suffisant”.

  • Compulsions et surconsommation : achats impulsifs, nourriture excessive, comportements addictifs.

  • Relations déséquilibrées : jalousie, possessivité, dépendance affective.

  • Blocages face au changement : peur de perdre ce qu’on a, même quand cela ne nous rend pas heureux.


La peur du manque alimente aussi le perfectionnisme : vouloir toujours plus, toujours mieux, sans jamais se sentir rassasié.


Comment apprivoiser la peur du manque ?


Il est tout à fait possible de travailler sur la peur du manque avec une ou plusieurs des techniques utilisées chez Thér'Happy Mons :


Avec la psychothérapie : La première étape consiste à identifier les croyances limitantes associées au manque : “Je ne mérite pas”, “il n’y en aura jamais assez”, “si je lâche, je perds”. La thérapie aide à déconstruire ces schémas hérités de l’enfance ou de l’histoire familiale.

Avec l'hypnose : L’hypnose permet de reprogrammer l’inconscient. On peut travailler sur l’ancrage d’un sentiment de sécurité intérieure, renforcer la confiance et activer une sensation d’abondance. Les suggestions visent à remplacer l’angoisse par une perception d’équilibre.

Avec le coaching : Le coaching et la PNL apprennent à faire la différence entre besoins réels et besoins projetés par la peur. On définit des objectifs clairs et atteignables pour sortir du cercle vicieux du “jamais assez”.

Avec l'énergétique : La lithothérapie propose des pierres associées à la sécurité et à l’abondance, comme la citrine (confiance, énergie solaire) ou l’aventurine verte (équilibre émotionnel). Le Reiki, lui, aide à rétablir une circulation énergétique fluide et à apaiser l’angoisse liée au manque.


Vers une nouvelle relation à nos peurs

Plutôt que de chercher à éliminer nos peurs, il est possible d’apprendre à les écouter.


Les peurs ancestrales — et particulièrement la peur du manque — ne sont pas nos ennemies. Elles sont des signaux intérieurs, qui nous rappellent que nous avons des besoins essentiels à honorer. La clé est de transformer cette peur en moteur de croissance. Au lieu d’accumuler pour combler un vide, il s’agit de cultiver la confiance, de développer des ressources intérieures et de trouver un équilibre entre sécurité et liberté.


Conclusion

Nos peurs ancestrales n’ont pas disparu : elles se sont adaptées à nos vies modernes. La peur du manque, en particulier, continue de gouverner bien des décisions, souvent à notre insu. La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de désamorcer son pouvoir : par la compréhension psychologique, le travail thérapeutique, l’hypnose, le coaching et l’énergétique, nous pouvons transformer cette peur en alliée.


👉 Dans un prochain article, nous explorerons d’autres peurs sociales universelles : le rejet, l’abandon et le jugement.


Jean-Didier Rosi, Thérapeute holistique

Commentaires


bottom of page