L’énergie des lieux : mythe ou réalité ?
- Jean-Didier Rosi
- 11 déc. 2025
- 6 min de lecture
Il y a des endroits où l’on se sent immédiatement bien. Et d’autres où, sans savoir pourquoi, on se crispe, on baille ou on a hâte de repartir. La pièce, la lumière, la température… rien de spécial, et pourtant quelque chose cloche. Et si les lieux avaient, eux aussi, une forme d’énergie ? Pas une énergie magique, mais bien réelle : une vibration subtile, issue de tout ce qui nous entoure.
Avant de sourire, rappelons-nous que l’être humain baigne en permanence dans des champs électriques, magnétiques, lumineux et émotionnels. Les ignorer ne serait-il pas aussi étrange que de nier la force gravitationnelle sous prétexte qu’on ne la voit pas.
Alors, mythe ou réalité ? Explorons sans dogme, mais avec curiosité.

Des traditions millénaires en quête d’harmonie
Bien avant les capteurs électroniques, nos ancêtres observaient déjà que certains lieux rendaient malades et d’autres apaisaient ou favorisaient la guérison.
En Chine, le Feng Shui enseignait comment faire circuler le Qi, cette énergie vitale censée relier le ciel, la terre et l’homme. En Inde, le Vastu Shastra harmonisait les habitations avec les cinq éléments : air, eau, terre, feu et espace. Et en Europe, la géobiologie — héritière de la radiesthésie — étudiait l’influence des sols, des veines d’eau ou des failles sur la santé.
Le point commun entre ces traditions ? Elles ne parlaient pas de croyances, mais d’équilibre : orientation, lumière, matériaux naturels, respiration des lieux. Autrement dit, du bon sens énergétique.
Jean-Pierre Schnebelen, spécialiste français de la géobiologie, résume joliment :
“Un lieu sain, c’est un lieu où la vie circule. Ni trop, ni trop peu.” (Introduction à la géobiologie, Éditions Dangles, 2018)
Nos ancêtres, sans le savoir, faisaient déjà du Feng Shui : ils évitaient simplement de construire une maison sur une source ou une rivière souterraine. Certes, ce savoir ancestral se basait sur la tradition et l'expérimentation des dizaines de générations précédentes.
Quand la science s’en mêle
Aujourd’hui, la science s’intéresse de près à ces phénomènes encore très largement méconnus.
La Terre émet en permanence un champ géomagnétique que nous pouvons comparer à une bulle protectrice. En effet, ce champ magnétique terrestre dévie la plus grande partie des rayonnements ionisants en provenance du soleil (vents solaires mortels). Elle vibre aussi à un rythme appelé résonance de Schumann, autour de 7,83 hertz — soit la même fréquence que certaines ondes cérébrales humaines (ondes thêta et alpha associées au calme profond, à la méditation). Hasard ou synchronie naturelle ? La question reste ouverte.
Les courants d’eau souterrains créent de légères différences de potentiel électrique dans le sol et les failles géologiques peuvent libérer du radon ou modifier l’ionisation de l’air. Ces variations sont minimes, mais mesurables. L’INERIS (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques) et l’OMS reconnaissent que l’exposition prolongée à certains champs électromagnétiques artificiels (Wi-Fi, lignes à haute tension) peut perturber le sommeil ou la régulation hormonale. Les effets dits “non thermiques” - qui ne chauffent pas la matière exposée - restent débattus, mais les signaux s’accumulent.
Alors, faut-il paniquer ? Non ! Mais comme le rappelle un ingénieur de l’INERIS avec humour :
“On ne dort pas sur une plaque chauffante, même à basse température.”
Un peu de prudence et beaucoup de bon sens suffisent souvent à retrouver la sérénité énergétique.
Les animaux, ces géobiologues naturels
Si vous doutez encore, observez les animaux. Ils réagissent spontanément à l’énergie des lieux — sans se poser de questions.
Les chats, par exemple, adorent dormir sur les croisements telluriques, ces fameux points d’intersection des réseaux Hartmann ou Curry (2). Ce sont des zones où l’énergie terrestre est plus forte. Pour eux, c’est un “spa énergétique”. Les chiens, à l’inverse, les évitent soigneusement. S’ils refusent obstinément de dormir dans un coin précis de la maison, c’est peut-être qu’ils y perçoivent un stress géostatique : une vibration ou un champ perturbant. Les chevaux deviennent nerveux dans des écuries construites sur des veines d’eau. Quant aux abeilles, il semble qu'elles produisent davantage lorsqu’on place leurs ruches sur certaines zones telluriques (Ernst Hartmann, Krankheit als Standortproblem, 1954).
Pour sa part, le biologiste Rupert Sheldrake, dans The Sense of Being Stared At (2003), propose l’hypothèse des champs morphiques : des champs d’information qui influenceraient le comportement collectif des animaux.
Bref, les animaux ressentent, sans analyser. Ils perçoivent ce que nous avons désappris à écouter. Si votre chat choisit toujours le même fauteuil, il n’est pas snob : il a juste trouvé le bon spot énergétique. 😼

Le ressenti humain : entre intuition et biologie
Nous aussi, nous captons ces signaux, mais de façon plus subtile. Un lieu peut accélérer le cœur, troubler le sommeil ou, au contraire, apaiser instantanément. Ce n’est pas de la magie : c’est de la physiologie.
Des recherches menées par l’Institut HeartMath (McCraty, 2015) ont montré que la cohérence cardiaque — cet équilibre entre respiration, rythme cardiaque et émotions — varie selon l’environnement immédiat. Une pièce saturée d’ondes, bruyante ou mal éclairée, désynchronise naturellement le système nerveux.
Les études sur l’ionisation de l’air (Krueger & Reed, 1976) indiquent que les ions négatifs — abondants près des cascades ou en montagne — favorisent détente et concentration. À l’inverse, les ions positifs, fréquents dans les espaces fermés et les zones électrifiées, augmentent l’irritabilité et la fatigue.
Le rapport Bioinitiative (2012), compilation de plus de 1800 études, conclut que certains environnements “électriquement saturés” peuvent influencer la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress. Et quand le corps est sous tension, l’esprit perçoit le lieu comme hostile. Autrement dit : nos ressentis sont peut-être nos instruments de mesure les plus précis (Et contrairement aux détecteurs, ils fonctionnent sans piles.). Réapprendre à écouter attentivement notre corps ne peut être que favorable à notre mieux-être.
Harmoniser l'énergie des lieux : gestes simples et bon sens
Inutile d’acheter un pendule ou de réciter des mantras tibétains avant chaque repas. Souvent, quelques ajustements simples suffisent à transformer l’énergie d’un lieu :
Désencombrez : les flux énergétiques aiment l’espace. Une maison surchargée retient les tensions comme une éponge humide.
Laissez circuler la lumière : ouvrez les rideaux, aérez chaque jour. La lumière naturelle purifie plus sûrement que n’importe quel spray “zen”.
Réduisez les ondes : éteignez le Wi-Fi la nuit, éloignez les multiprises de la tête de lit, débranchez les appareils inutiles.
Utilisez les éléments naturels : du sel pour absorber les énergies stagnantes, de la Sauge blanche ou du Palo santo pour les rituels de purification, des Pierres comme la tourmaline noire ou l’améthyste pour stabiliser l’ambiance.
Introduisez la vie : les plantes purifient l’air, apaisent l’atmosphère et apportent de l’humidité naturelle.
Apportez votre intention : le plus puissant des outils, c’est vous. Un lieu se transforme quand on y dépose de la gratitude, du calme et de la joie. Même une maison a besoin qu’on lui parle gentiment de temps en temps.
Mythe ou réalité ? Une vérité à plusieurs fréquences
Alors, l’énergie des lieux est-elle encore une de ces inventions "New Age" ?
Pas vraiment. La science mesure déjà des phénomènes réels, sans toujours en comprendre la portée sur le vivant. Le ressenti humain, lui, reste une donnée qu’aucun instrument ne remplace.
Les lieux ont une mémoire. Chaque parole, chaque émotion, chaque événement laisse une trace subtile. Les murs, le sol, l’air en sont les témoins silencieux. Et si un lieu peut nous vider, il peut aussi nous ressourcer — pour peu qu’on y sème de bonnes vibrations.
Au fond, l’énergie d’un lieu, c’est aussi celle qu’on y apporte. Changer de décor ne suffit pas toujours : c’est notre présence consciente qui crée l’harmonie. Un lieu vibrant, c’est comme une mélodie juste :on ne l’explique pas toujours, mais on la ressent.
Conclusion
Certains lieux apaisent, d’autres nous tendent sans qu’on sache pourquoi. En apprenant à décoder vos ressentis et à écouter vos besoins, vous pouvez retrouver un ancrage plus stable, où que vous soyez.
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Jean-Didier Rosi Coach et thérapeute holistique
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(1) Le radon est un gaz radioactif issu de la désintégration de l’uranium présent dans les roches et le sol invisible mais potentiellement nocif lorsqu’il s’accumule dans les habitations)
(2) Le réseau Hartmann (du Dr Ernst Hartmann, années 1950) formerait une trame magnétique orientée nord-sud / est-ouest, avec des croisements tous les 2 à 2,5 mètres. Le réseau Curry (du Dr Manfred Curry) serait diagonal par rapport au précédent, orienté nord-est / sud-ouest. Les points de croisement de ces lignes seraient des zones de perturbation énergétique, parfois associées à de la fatigue, du stress ou des troubles du sommeil chez les personnes sensibles.

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