
Réalité Virtuelle Thérapeutique
"La réalité virtuelle n’est pas une évasion de la réalité, mais un moyen de mieux la comprendre."(Jaron Lanier - pionnier de la réalité virtuelle)
Réalité virtuelle : de quoi parle-t-on ?
La réalité virtuelle (VR) thérapeutique consiste à utiliser un casque immersif pour plonger la personne dans un environnement visuel et sonore à 360°, de manière encadrée et progressive.
Contrairement à une vidéo classique, la réalité virtuelle donne une impression de présence dans la situation. Cet effet d’immersion peut être utile en thérapie lorsque certaines réactions — peur, anxiété, tension, évitement — sont difficiles à travailler uniquement par la parole ou l’imaginaire.
Ici, la réalité virtuelle n’est ni un divertissement, ni une expérience spectaculaire. Elle est utilisée comme outil thérapeutique, dans un cadre sobre, sécurisé et accompagné. Le rôle du thérapeute reste central : la technologie ne remplace ni l’écoute, ni la relation humaine, ni le travail clinique. Elle vient simplement soutenir l’accompagnement lorsqu’elle peut apporter un vrai intérêt.
La réalité virtuelle est aujourd’hui utilisée dans différents contextes thérapeutiques, notamment pour les phobies, certaines anxiétés situationnelles, le stress ou l’exposition progressive à des situations redoutées.
Pourquoi utiliser la réalité virtuelle en thérapie ?
Certaines difficultés ne se laissent pas facilement approcher par le seul échange verbal. On peut comprendre une peur, en parler, vouloir avancer… tout en continuant à réagir très fortement dès que l’on se retrouve face à la situation concernée.
La réalité virtuelle permet de travailler précisément à cet endroit. Elle offre un cadre dans lequel la personne peut être exposée à une situation anxiogène de façon graduée, contrôlée et sécurisée, sans confrontation brutale et sans devoir se retrouver immédiatement dans la situation réelle.
L’intérêt de cette approche est de pouvoir observer ce qui se passe dans l’instant : réactions physiques, pensées automatiques, montée de tension, évitement, besoin de contrôle… Le tout dans un cadre ajustable, où l’intensité peut être modulée à chaque étape. La réalité virtuelle peut ainsi être particulièrement utile lorsque l’évitement est important, lorsque la simple évocation d’une situation déclenche déjà une réaction forte, ou lorsqu’une mise en situation réelle serait trop difficile ou trop prématurée.

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Vidéo montrant des exemples d'environnements VR utilisés pour le travail sur des phobies.
Cette vidéo est diffusée avec l'aimable autorisation de la société C2Care
Comment la réalité virtuelle est-elle utilisée ici ?
Dans ma pratique, la réalité virtuelle est utilisée comme un support thérapeutique ciblé, jamais comme une solution standardisée ou automatique. Elle peut servir d’outil principal dans un travail d’exposition progressive, notamment pour certaines phobies ou réactions anxieuses bien identifiées. Elle peut aussi être intégrée plus ponctuellement dans un accompagnement plus large, lorsque cela a du sens dans le parcours de la personne.
L’objectif n’est pas de “forcer” une réaction ni de rechercher une habituation brutale. Il s’agit au contraire d’avancer de manière contenante, progressive, en respectant le seuil de tolérance de chacun.
L’environnement, la durée, le rythme et le niveau d’intensité sont ajustés séance après séance. La personne reste accompagnée du début à la fin, avec la possibilité de ralentir, de faire une pause ou d’interrompre l’expérience à tout moment.
La technologie reste donc au service du travail thérapeutique — et non l’inverse.
Quand associer la réalité virtuelle à l’hypnose ?
La réalité virtuelle peut être utilisée seule, mais elle peut aussi être associée à l’hypnose lorsque cette combinaison apporte un appui supplémentaire.
Chez certaines personnes, l’immersion visuelle et sonore facilite la focalisation de l’attention, diminue les stimulations extérieures et aide à entrer plus facilement dans un état de relâchement. Cela peut être particulièrement intéressant chez les personnes contrôlantes, hypervigilantes, très anxieuses ou peu à l’aise avec la visualisation mentale. Dans ce cas, la réalité virtuelle sert de support sensoriel, tandis que l’hypnose — guidée par la voix du thérapeute — permet de soutenir la détente, le travail émotionnel et l’intégration de ce qui est vécu.
Situations pouvant être travaillées en réalité virtuelle
La réalité virtuelle peut être proposée dans l’accompagnement de certaines difficultés bien ciblées, notamment lorsque la peur, l’anticipation anxieuse ou l’évitement prennent trop de place.
Elle peut être utile, par exemple, pour travailler :
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la peur des hauteurs
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la peur de certains animaux (araignées, serpents, chiens, insectes…)
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la peur des espaces clos ou confinés
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la peur de l’avion ou de certains transports
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la peur de conduire ou de certaines situations de circulation
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l’appréhension des foules ou de lieux très fréquentés
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certaines formes d’anxiété sociale
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la préparation à une situation vécue comme très stressante, comme un examen, un entretien, une réunion ou une prise de parole en public
Chaque situation n’est évidemment pas travaillée de la même manière. La pertinence de la réalité virtuelle est toujours évaluée au préalable, en fonction de la difficulté rencontrée, du moment du parcours et de ce que la personne se sent capable d’aborder.
Comment se déroule une séance ?
Les séances de réalité virtuelle ont lieu uniquement en présentiel, dans un cadre calme et sécurisé. Elles commencent par un temps d’échange et d'explications afin de clarifier l'objectif de la séance et la pertinence de l’outil.
La personne est ensuite installée confortablement, généralement en position assise. Le casque est mis en place et l’environnement est sélectionné par le thérapeute. Aucune compétence technique n’est nécessaire de la part du client.
L’immersion se fait progressivement. Selon le travail engagé, elle peut être très brève ou durer plus longtemps, avec des ajustements ou des pauses si besoin. La personne reste accompagnée en permanence et peut signaler à tout moment ce qu’elle ressent.
Lorsque la réalité virtuelle est associée à l’hypnose, la voix du thérapeute guide également l’expérience. Dans d’autres cas, elle est utilisée seule comme support d’exposition graduée.
La séance se termine toujours par un temps de retour, afin de mettre des mots sur ce qui a été vécu et d’ajuster la suite de l’accompagnement.
Modalités pratiques
Les séances de réalité virtuelle ont lieu uniquement sur rendez-vous et en présentiel.
Séance de réalité virtuelle thérapeutique (VR utilisée comme outil principal, notamment dans un travail de désensibilisation progressive)
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Durée : ± 45 minutes
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Tarif de lancement : 50 € / séance jusqu’au 30 juin 2026
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Tarif standard : 70 € / séance à partir du 1er juillet 2026
Formules possibles à partir du 1er juillet 2026 :
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Pack 3 séances : 200 €
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Pack 5 séances : 325 €
Un paiement en deux versements sans frais peut être envisagé pour les packs, sur demande.
Séance d’hypnose avec support VR (la réalité virtuelle est utilisée ponctuellement comme facilitateur d’immersion ou de détente)
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Durée : ± 60 minutes
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Tarif : 70 € / séance
Le choix du type de séance, du rythme et de la durée de l’accompagnement est toujours discuté au préalable, en fonction de la situation et de la pertinence de l’outil.
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Questions Fréquentes
La réalité virtuelle, est-ce un jeu vidéo ?
Non. Dans un cadre thérapeutique, il ne s’agit pas d’un jeu ni d’une expérience ludique. La personne ne “joue” pas : elle est accompagnée dans une situation utilisée comme support de travail.
Faut-il être à l’aise avec la technologie pour bénéficier de la VR ?
Non. Aucune compétence technique n’est nécessaire. Tout est installé et guidé pendant la séance.
Peut-on arrêter si l’on se sent mal à l’aise ?
Oui. La séance peut être ralentie, modifiée, mise en pause ou interrompue à tout moment. Le cadre est pensé pour rester progressif et sécurisant.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela dépend de la difficulté rencontrée, de son ancienneté et de l’évolution au fil du travail. Pour certaines problématiques ciblées, quelques séances peuvent suffire ; dans d’autres cas, un accompagnement plus large peut être utile.
La réalité virtuelle remplace-t-elle l’hypnose ou la thérapie ?
Non. C’est un outil complémentaire. Elle peut être utilisée seule dans certains cas, ou intégrée à un accompagnement thérapeutique plus global.
Les séances sont-elles remboursées par la mutuelle ?
À ce jour, il n’existe pas de remboursement spécifique pour la réalité virtuelle. Certaines assurances complémentaires peuvent éventuellement intervenir pour des séances d’hypnose selon leurs conditions.
La réalité virtuelle convient-elle à tout le monde ?
Pas forcément. Son intérêt est toujours évalué au préalable. Dans certains contextes, d’autres approches seront plus adaptées.


